Achat ou location
Sur cinq ans, la location coûte un peu plus cher que l’achat. Ce n’est pas ce que dit le marché, mais c’est ce que dit le calcul — et ça ne veut pas dire qu’il faut acheter.

Le coût des copies est identique dans les deux colonnes : c’est la même machine, le même volume et la même part de couleur. La seule différence tient au financement du matériel.
| Poste | Achat | Location longue durée |
|---|---|---|
| Matériel, à la signature | 4 400 € | 0 € |
| Loyer sur 60 mois | — | 89 € × 60 = 5 340 € |
| Copies et maintenance sur 60 mois | 88,60 € × 60 = 5 316 € | 88,60 € × 60 = 5 316 € |
| Total sur cinq ans | 9 716 € | 10 656 € |
| Écart | — | + 940 €, soit + 9,7 % |
| Ce que vous détenez au terme | La machine, d’une valeur résiduelle faible | Rien |
La ligne habituelle du secteur consiste à présenter la location comme moins chère. Elle ne l’est pas sur la durée, et c’est arithmétiquement inévitable : le loueur achète la même machine que vous, la finance, l’assure, la maintient et prend une marge. La somme de ces éléments ne peut pas être inférieure au prix d’achat seul.
Ce que la comparaison brute masque, en revanche, c’est que les 940 € d’écart achètent quelque chose de réel. Ils vous évitent 4 400 € de sortie de trésorerie au démarrage, ils intègrent la maintenance dans un coût unitaire prévisible plutôt que dans un contrat séparé à négocier, et ils vous permettent de changer de machine au terme sans avoir à revendre l’ancienne ni à en faire l’avance.
La bonne question n’est donc pas « lequel coûte le moins cher », mais « combien vaut pour moi de ne pas immobiliser 4 400 € et de ne pas gérer la maintenance ». Pour une entreprise dont la trésorerie est contrainte ou qui préfère consacrer ses fonds propres à son activité, 940 € sur cinq ans, soit moins de 16 € par mois, est un prix raisonnable. Pour une structure qui a la trésorerie et un usage stable, l’achat se défend.
La courbe des deux coûts cumulés, mois par mois, est tracée sur la page location d’imprimante professionnelle, avec le tableau des huit critères de comparaison.
Vous voulez ce calcul sur vos chiffres ?Donnez votre volume mensuel, votre part de couleur et la durée pendant laquelle vous comptez garder la machine : un professionnel du matériel d’impression vous renvoie le chiffrage des deux scénarios, avec le point de bascule correspondant à votre situation.Gratuit et sans engagement.
Comparer mes deux options| Votre situation | Ce qui l’emporte | Pourquoi |
|---|---|---|
| Usage stable, machine gardée plus de cinq ans | Achat | Passé le 49e mois, chaque mois supplémentaire creuse l’écart en faveur de l’achat. |
| Trésorerie contrainte ou fonds propres à préserver | Location | Aucune sortie initiale, et un coût mensuel constant qui entre dans le budget de fonctionnement. |
| Volume susceptible de changer fortement | Location | Une machine sous-dimensionnée ou surdimensionnée achetée se revend mal. En location, le contrat se renégocie au terme. |
| Besoin de moins de quatre ans | Location | Le croisement n’a pas lieu : vous rendez la machine avant que l’achat ne devienne plus économique. |
| Structure sans compétence technique interne | Location | La maintenance est intégrée au coût à la copie plutôt qu’à négocier séparément. |
| Établissement public soumis à des règles d’amortissement | À arbitrer | Le traitement budgétaire — investissement contre fonctionnement — pèse souvent plus que l’écart de coût. |
L’argument fiscal est le plus souvent mal présenté. On vous dira que les loyers de location sont déductibles du résultat, ce qui est exact. On oublie généralement d’ajouter que l’amortissement d’une machine achetée l’est aussi. Dans les deux cas, la charge finit par se déduire : la différence porte sur le rythme, pas sur le montant total déductible.
La vraie différence est bilancielle. Une machine achetée est une immobilisation qui figure à l’actif et s’amortit sur trois à cinq ans. Une location simple est une charge d’exploitation qui n’apparaît pas au bilan. Pour une entreprise attentive à ses ratios d’endettement — parce qu’elle négocie un financement, par exemple — cela peut compter. Le crédit-bail, lui, se rapproche d’un achat financé et se retraite différemment.
En résumé : ne choisissez pas la location pour des raisons fiscales, l’avantage est marginal. Choisissez-la pour des raisons de trésorerie, de prévisibilité ou de gestion. Et faites valider le traitement comptable par votre expert-comptable, car il dépend de la nature exacte du contrat signé.
Cette page décrit des mécanismes généraux et ne constitue ni un conseil fiscal ni un conseil comptable. Le traitement applicable à votre situation dépend de la forme du contrat et de votre régime.
Entre l’achat comptant et la location simple, le crédit-bail — ou leasing avec option d’achat — occupe une position intermédiaire. Vous versez des loyers pendant la durée du contrat, puis vous pouvez lever une option d’achat pour une valeur résiduelle généralement faible. Économiquement, cela revient à un achat financé.
L’intérêt : pas de sortie de trésorerie initiale, et la machine vous appartient au terme si vous le souhaitez. La contrepartie : le coût total dépasse celui de l’achat comptant à cause du financement, la maintenance fait l’objet d’un contrat séparé qu’il faut négocier en parallèle, et la sortie anticipée est généralement plus coûteuse qu’en location simple.
Le crédit-bail se justifie quand vous êtes certain de garder la machine longtemps mais ne voulez pas la payer d’un coup. Si vous n’avez pas cette certitude, la location simple reste plus souple. Les trois formules sont détaillées sur la page location de copieur.
Le rachat de fin de contrat est un troisième scénarioEntre acheter neuf et relouer, il existe une option souvent ignorée : racheter la machine que vous louez déjà, pour sa valeur résiduelle. Elle mérite d’être chiffrée avant les deux autres.Restituer, racheter ou renouveler : les trois issues comparées.
Lire le dossierSur cinq ans et à usage identique, l’achat revient environ 940 € HT moins cher, soit 9,7 % d’écart sur l’hypothèse détaillée. Les deux coûts cumulés se croisent vers le 49e mois. En dessous de quatre ans d’usage, la location coûte moins cher ; au-delà, l’achat l’emporte et l’écart se creuse chaque mois.
Parce que la comparaison porte sur le loyer mensuel et non sur le coût total. Un loyer de 89 € paraît plus léger qu’un chèque de 4 400 €, mais soixante loyers font 5 340 €. Le loueur achète la même machine que vous, la finance, l’assure, la maintient et prend une marge : la somme ne peut pas être inférieure au prix d’achat seul.
Oui, comme charges d’exploitation. Mais l’amortissement d’une machine achetée l’est également : la différence porte sur le rythme de déduction, pas sur le montant total. L’argument fiscal ne justifie donc pas à lui seul le choix de la location. La différence réelle est bilancielle : une location simple n’apparaît pas à l’actif.
Peu, généralement moins de 10 % du prix neuf pour un multifonction de milieu de gamme, et la revente est lente. C’est une des raisons pour lesquelles l’écart de 940 € en faveur de l’achat doit être relativisé : vous détenez un actif dont la valeur de marché est faible, et dont vous devrez organiser vous-même la sortie.
Il l’est quand vous êtes sûr de garder la machine au-delà de quatre ans mais ne voulez pas immobiliser la somme. Vous payez des loyers puis levez une option d’achat pour une valeur résiduelle faible. En contrepartie, le coût total dépasse celui de l’achat comptant, la maintenance se négocie séparément et la sortie anticipée coûte plus cher qu’en location simple.
Le volume n’est pas le bon critère : il fait varier le coût des copies, qui est identique dans les deux formules. Ce qui fait basculer le calcul, c’est la durée pendant laquelle vous garderez la machine. Au-delà de quatre ans d’usage stable, l’achat l’emporte quel que soit le volume.
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Demander un devis expressPage mise à jour le 1er septembre 2026.