Fin de contrat
Un contrat de photocopieur ne s’arrête presque jamais tout seul. S’il n’est pas dénoncé dans les délais, il se reconduit — et vous repartez pour une période complète.

Avant de préparer une fin de contrat, sortez les deux documents et posez-les côte à côte.
C’est la source d’erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse. Une installation de photocopieur repose presque toujours sur deux engagements distincts, signés le même jour, souvent sur la même liasse, mais avec deux entreprises différentes et deux régimes différents.
Le premier finance la machine. Le second la fait fonctionner. Dénoncer l’un ne dénonce pas l’autre, et leurs dates d’échéance ne coïncident pas systématiquement.
| Contrat | Signé avec | Ce qu’il porte | À l’échéance |
|---|---|---|---|
| Financement | Un organisme de financement, souvent une filiale bancaire spécialisée | Le loyer de la machine, la durée ferme, la clause de reconduction, la valeur de rachat | Reconduction tacite si non dénoncé ; sinon restitution ou rachat |
| Maintenance et consommables | Le distributeur qui a installé la machine | Le coût à la copie, les interventions, les toners et les pièces | Reconduction tacite si non dénoncé ; continue de se facturer même machine partie |
Le réflexe qui évite la mauvaise surpriseDeux courriers, deux destinataires, deux accusés de réception. Un seul envoi au financeur laisse la maintenance courir : on voit régulièrement des entreprises payer un contrat de copies pendant des mois sur une machine déjà enlevée.
Le détail à relever tout de suiteLa date de signature de chaque contrat, sa durée, et la longueur du préavis. Ce sont trois informations, elles tiennent en une ligne, et elles décident de tout le reste.
Trois textes suffisent à comprendre la mécanique, et le troisième réserve une mauvaise surprise aux entreprises.
La règle de base tient en une phrase. Selon l’article 1215 du code civil, lorsqu’à l’expiration du terme les parties continuent d’exécuter leurs obligations, il y a tacite reconduction, et celle-ci produit les mêmes effets que le renouvellement du contrat. Autrement dit : vous laissez passer la date, la machine reste, les loyers continuent, et le contrat est réputé reconduit.
L’article 1214 du code civil précise que le renouvellement donne naissance à un nouveau contrat de durée indéterminée. Mais c’est une règle supplétive : la quasi-totalité des contrats de photocopieur y dérogent en prévoyant une reconduction par périodes fixes, le plus souvent de douze mois. Lisez cette clause en priorité : c’est elle qui décide si une échéance manquée vous coûte un an ferme ou vous laisse résiliable à tout moment.
Reste la question du rappel. L’article L. 215-1 du code de la consommation oblige bien un prestataire à informer par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant la date limite de non-reconduction, en mentionnant cette date dans un encadré apparent. Mais ce texte ne vise que le « consommateur », et l’article L. 215-3 du code de la consommation ne l’étend qu’aux « non-professionnels ». Or l’article liminaire du code de la consommation définit le non-professionnel comme une personne morale qui n’agit pas à des fins professionnelles. Une entreprise qui loue un copieur pour son activité est un professionnel : elle n’est pas couverte. Une association ou un syndicat de copropriétaires, en revanche, peut l’être.
Entre entreprises, le recours ne se trouve donc pas dans le code de la consommation mais dans l’article L. 442-1 du code de commerce, qui engage la responsabilité de celui qui soumet son partenaire à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties. C’est le terrain sur lequel se discutent les clauses de reconduction les plus abruptes.
Ces informations sont d’ordre général et décrivent l’état du droit à la date de mise à jour de la page. Elles ne constituent pas une consultation juridique : seul votre contrat, lu dans son intégralité, détermine vos obligations réelles. Pour un litige en cours, rapprochez-vous d’un avocat ou d’un juriste.
Vous êtes à moins de six mois de l’échéance ?C’est le bon moment pour chiffrer une alternative sur votre volume réel, avant d’avoir à décider dans l’urgence.Gratuit, sans engagement. Réponse généralement dans l’heure, 24 h ouvrées au maximum.
Comparer les offresUne fin de contrat se prépare un an à l’avance, pas trois semaines avant. Ce rétroplanning tient en six points.
| Échéance moins | Ce que vous faites |
|---|---|
| 12 mois | Relever la date exacte de fin et la durée de préavis sur les deux contrats. Poser un rappel dans l’agenda, pas dans un coin de tête. |
| 9 mois | Sortir les relevés de compteurs des douze derniers mois, en noir et en couleur. C’est votre volume réel, celui qui doit servir à toute comparaison. |
| 6 mois | Demander deux ou trois propositions chiffrées sur ce volume réel, pour savoir ce que vaut aujourd’hui ce que vous payez depuis quatre ans. |
| Fenêtre de préavis | Envoyer la lettre de non-reconduction en recommandé avec accusé de réception, à chacune des deux parties. |
| 2 mois | Arbitrer entre restitution, rachat et nouveau contrat, une fois les chiffres sur la table. |
| Le jour J | Organiser l’enlèvement, faire relever le compteur final et récupérer un accusé de restitution signé. |
Il n’y en a pas de quatrième. Chacune se prépare différemment, et chacune a un point de contrôle qui décide de la note finale.
| Option | Ce que ça implique | Quand c’est le bon choix | Le point à vérifier |
|---|---|---|---|
| Restituer | Le matériel est repris, les deux contrats sont clos | Le volume a changé, les besoins ont évolué, ou la machine est fatiguée | Qui paie l’enlèvement, dans quel état le matériel doit être rendu, à quelle date le compteur est arrêté |
| Racheter | Vous réglez la valeur résiduelle et devenez propriétaire | La machine est fiable, votre volume est stable et vous connaissez son coût d’usage | La valeur de rachat inscrite au contrat, et le fait que la maintenance reste à contractualiser à part |
| Renouveler | Nouveau matériel, nouveau contrat, nouvelle durée ferme | Le volume a augmenté ou des fonctions vous manquent au quotidien | Le solde éventuel de l’ancien contrat, souvent réintégré dans le nouveau loyer sans être annoncé |
Quatre d’entre eux se règlent avec une date dans un agenda et un courrier de plus. Le cinquième se règle en lisant une ligne du devis.
Le préavis manqué de quelques joursUne lettre postée le lendemain de la date limite vaut une reconduction complète. Sur un loyer de 120 € HT par mois, douze mois non voulus représentent 1 440 € HT, auxquels s’ajoutent les copies.
Un seul courrier pour deux contratsLe financement est dénoncé, la maintenance continue de se facturer. Le prélèvement est plus discret que celui du loyer, il passe souvent inaperçu plusieurs trimestres.
Le solde de l’ancien contrat noyé dans le nouveau loyerUn prestataire propose de « reprendre » le contrat en cours pour vous en libérer. Le solde n’est pas effacé, il est étalé sur le nouveau financement. Demandez à voir le montant repris, ligne par ligne, avant de signer.
La machine restituée sans preuvePas d’accusé d’enlèvement, pas de relevé de compteur final : rien ne prouve la date de restitution, et les loyers d’indisponibilité peuvent continuer à courir.
Le rachat vendu comme une fin de fraisDevenir propriétaire ne supprime ni les toners, ni les pièces d’usure, ni les interventions. Un rachat sans contrat de maintenance négocié en parallèle expose à des factures d’intervention à l’unité, nettement plus chères que le coût à la copie.
Une échéance bien préparée est une négociation. Mal préparée, c’est une reconduction.
L’échéance est le seul moment du cycle où vous avez du levier. Pendant la durée ferme, le loyer ne bouge pas et votre prestataire le sait. À l’approche du terme, la situation s’inverse : vous êtes un client que quelqu’un d’autre peut prendre.
Trois choses ont généralement changé depuis la signature. Votre volume réel, d’abord : beaucoup d’entreprises impriment aujourd’hui nettement moins qu’au moment où elles ont dimensionné leur machine, et paient donc un matériel surcalibré. Le prix à la copie, ensuite, qui se négocie et qui a baissé sur la plupart des segments. Le matériel enfin : à volume égal, une machine récente consomme moins et tombe moins souvent en panne.
La bonne démarche n’est pas de demander un geste, c’est d’arriver avec un chiffre. Un relevé de compteurs sur douze mois et deux propositions concurrentes valent mieux que n’importe quel argument. Notre page sur le prix d’une location de photocopieur détaille les fourchettes de loyer et de coût à la copie par profil d’usage, de la TPE à la reprographie.
Et si la question de fond est de savoir s’il faut encore louer, la comparaison chiffrée est faite sur notre page acheter ou louer un photocopieur : le rachat de fin de contrat est précisément le moment où cet arbitrage se repose.
Une échéance se prépare mieux avec un professionnel qui intervient sur votre secteur : il connaît les délais d’enlèvement, les habitudes des loueurs locaux et peut se déplacer pour relever vos compteurs. Voici les départements que nous couvrons aujourd’hui, avec leur nombre d’établissements actifs.
Le reste du dossier, selon l’étape où vous en êtes.
Commencez par relire la clause de reconduction : elle indique la durée de la nouvelle période et, parfois, une faculté de résiliation en cours de période moyennant préavis. Beaucoup de contrats de photocopieur reconduisent par périodes de douze mois, mais certains basculent en durée indéterminée, ce qui vous rend résiliable à tout moment.
Si aucune sortie n’est prévue, la voie amiable reste la plus rapide : un prestataire préfère souvent négocier un nouvel équipement plutôt que perdre un client mécontent. En cas de blocage, la question de l’équilibre de la clause entre professionnels relève de l’article L. 442-1 du code de commerce, et c’est un terrain sur lequel il faut se faire accompagner.
Il n’y a pas de durée légale : le préavis est fixé par le contrat. Dans les dossiers que nous voyons, la fenêtre la plus fréquente se situe entre trois et six mois avant le terme. Certains contrats imposent en outre une fenêtre fermée, c’est-à-dire un envoi ni trop tôt ni trop tard.
La seule réponse fiable est celle de votre document. Cherchez les mots « reconduction », « dénonciation » ou « non-renouvellement » : la durée y figure presque toujours dans la même phrase.
En principe non, si vous louez pour votre activité. L’obligation d’information avant reconduction prévue à l’article L. 215-1 du code de la consommation vise le consommateur, et l’article L. 215-3 ne l’étend qu’aux non-professionnels, définis comme les personnes morales qui n’agissent pas à des fins professionnelles.
Une entreprise, un commerçant ou une profession libérale sont des professionnels au sens de ce code : ils ne bénéficient pas de ce rappel. Une association ou un syndicat de copropriétaires peuvent en revanche entrer dans la catégorie des non-professionnels.
Oui, mais cela se paie. Une résiliation anticipée rend en principe exigible le solde des loyers restant à courir jusqu’au terme. Certains prestataires proposent de reprendre ce solde dans un nouveau contrat : le montant n’est alors pas effacé, il est refinancé et étalé sur la nouvelle durée.
Avant d’accepter, demandez que le solde repris soit chiffré explicitement et comparez le coût total sur toute la durée, pas le loyer mensuel.
Il est enlevé par le loueur ou son prestataire logistique, généralement dans les semaines qui suivent la fin du contrat. Faites relever le compteur final et exigez un document signé attestant de l’enlèvement et de sa date.
Pensez aussi au disque dur : les copieurs multifonctions conservent des images des documents traités. Demandez par écrit l’effacement sécurisé ou la restitution du support avant que la machine ne quitte vos locaux.
Page mise à jour le 1er septembre 2026.